Fancy-fair : le procès de la honte

C’est un procès-fleuve qui vient de débuter à Namur. Des centaines de prévenus et des milliers de pièces. L’écoute des parties civiles à elle seule devrait prendre 2 à 3 mois.

L’affaire a éclaté il y 6 ans, quand un ancien enfant, poussé par son psychiatre, décide de briser la loi du silence. Georges B. dépose plainte contre son école maternelle. En cause, les violences psychologiques exercées dans le cadre de la fancy-fair annuelle.

(cliquez en-dessous des images pour faire défiler la galerie)

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Les faits, minimisés dans un premier temps par la police, sont accablants :

  • Déguisements humiliants
  • Grimages
  • Longues heures de répétition
  • Chansons entêtantes
  • Attente de longues heures au soleil
  • Prestation forcée devant public, sur une estrade

De nombreuses victimes ont parlé à leur tour et l‘opinion publique a pris conscience de l’ampleur de l’affaire.

C’est tout un système institutionnalisé qui sera jugé, impliquant les instituteurs-trices, les directions et les fabricants de caméscopes.

Le procès devra notamment éclaircir le rôle ambigu joué par les parents.

crédit photos : Brèves Cassis (copyright)

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